- A celui qui m'inspire -

- A celui qui m'inspire -
La peur me fait me réfugier
Profondément dans d'autres draps
Rêver à rien et attendre tout
Là est mon mal, mon égérie

Mon symbole ultime et désolé
L'impensable remplacera
A mon coeur, l'immortel atout
Qui donnera vie à mes nuits

A celui qui inspire mon ennui
Je veux vivre d'autres muses
Des tourbillons, d'autres accalmies
Toujours nouvelles et si belles

J'aurais tant à te raconter
A te balader d'ici et
D'ailleurs... Anonyme amuseur
Ou simple facteur inconnu

Mais je n'en bavarderai rien
Ils sont de ces choses ingénues
Bricoles et bidules aériens
A l'intérêt presque ténu...

A celui qui inspire mon ennui
Je veux vivre d'autres muses
Des tourbillons, d'autres accalmies
Toujours nouvelles et si belles

J'continue envers et malgré tout
Je continue peut-être pour nous
Envers les relents de sentiment
Et malgré cet effroi béant

Et je continuerai bien longtemps
Tant que cet ennui et cette peur
Continueront avec stupeur
A cultiver cette envie

A celui qui inspire mon envie
Tu me fais vivre d'autres muses
D'autres accalmies obtuses
Nouvelles, ça oui, Ô combien merci

# Posté le dimanche 27 septembre 2009 20:31

Modifié le lundi 28 septembre 2009 13:17

- J'ai bien plus peur -

- J'ai bien plus peur -


Il n'y a pas de chagrin
Qui survit en moi
Comme ce bonheur là

De ce corps j'ai si peur
De cette évanescence
Qui consume ma conscience

Je sens mon corps mourir
Consumé d'un bonheur
Qu'on voudrait m'interdire

Je continuerai d'avancer
Les yeux bandés, les poings liés
Avec pour unique liberté
Celle de regretter

La Grande Noire me disait
Que vouloir avancer
Revient à regretter

Mes cauchemars les plus noirs
Me laisseront entrevoir
Cet inconnu en noir

J'ai bien plus peur de ce corps
Que de tous ces regards
Posés à jamais sur moi

Je continuerai d'avancer
Les yeux bandés, les poings liés
Avec pour unique liberté
Celle de pouvoir aimer


# Posté le mercredi 02 septembre 2009 18:52

- Et tant pis -

- Et tant pis -


S'ils voyaient l'enfant en moi
Comprendraient ils la noirceur
Qui me ronge de l'intérieur?
La peur finie qui meurtrit...

Et tant pis
Si l'on a crucifié
Nos contes de fée
Enfance sans visage
Perdu dans les tréfonds
Et de toute façon
On est mort pour rien
Plus aucun combat
Ne vaudra le mien

Je pourrais te demander
Mon être étalé à terre
Et toute mon âme à l'âtre
A t-elle raison d'exister?

Cette chose qui nous hantait
A chaque fois que tes pas
Se brisent d'incertitude
Se heurte à mes erratas

J'ai mal pour nous
J'ai peur de tout
Du noir d'avant
Du blanc d'après...

Et tant pis
Si l'on a crucifié
Nos contes de fée
Enfance sans visage
Perdu dans les tréfonds
Et de toute façon
On est mort pour rien
Plus aucun combat
Ne vaudra le mien

Ça oui, je vivrais aimer
Accroché au grand martyr
Noyé d'avoir essayé
Submergé de souvenirs

L'enfer me pardonnera t-il?
Le paradis semble si loin
Et pourtant je tends la main...
La mort sera notre asile

J'ai mal pour nous
J'ai peur de tout
Du noir d'avant
Du blanc d'après...

Et tant pis
Si l'on a crucifié
Nos contes de fée
Enfance sans visage
Perdu dans les tréfonds
Et de toute façon
On est mort pour rien
Plus aucun combat
Ne vaudra le mien


# Posté le samedi 08 août 2009 21:57

- Qui ne comprennent la vie -

- Qui ne comprennent la vie -


J'ai un sourire triste
Souvent la vie m'est rien
Et pourtant, si moi, homme
Au coeur vide de peur
Seul, j'ai pu survivre

Ni votre main tendue
Ni votre aide convenue
M'aura aidé à vivre
Seulement ma volonté,
Mon envie de vivre... En somme

Mon tombeau se languit d'éternité
Un lit las embaumé de doux ennuis
Un de ceux qui ne comprennent pas la vie
Qui emportent et qui fauchent à vue de nez

Au-delà des plaines
Au-delà de ma peine
J'eu la chance de trouver
L'étoile de la nuit

La première l'unique
Qui luisait de néant
D'autres pensées lubriques
D'imaginaires séants

Mon tombeau se languit d'éternité
Un lit las embaumé de doux ennuis
Un de ceux qui ne comprennent pas la vie
Qui emportent et qui fauchent à vue de nez

Où est caché ton coeur?
Dans un homme? En cette Terre?
Je ne quitterai mon ombre
Du jour, j'avais tant peur

Derrière ton bonheur,
S'arrêtera peut-être ton coeur
Mon tombeau se languit d'éternité
La peur est l'ennemie de mon ennuie
Un de ceux qui comprennent ma vie
Qui m'emportent vers l'infini


# Posté le samedi 08 août 2009 18:05

Modifié le mercredi 02 septembre 2009 18:55

- Ineffable fable -

- Ineffable fable -


Ô, mais ces sillages
Etrange paysage
Dont je ne reconnais
- Je le voudrais tant
Pas un seul trait

Cela déforme ton visage
Plus aucune larme
Ne danse sur nos tombes
- Morts de n'avoir su
Seule la pluie m'alarme
-de

L'ineffable fable,
Innée de mémoire
Aux reflets changeants...
Horreur de génération,
Dégénération du temps...

Reconnaitre nos pères
Et perdre nos bréviaires
Traverser le futur
-Ne faire que passer
A présent, tout est âpre et rude

L'envie me manque
Et vos vies me hantent
Obscure démesure
- Qui jamais ne dure
Qui dans le noir me rappelle

L'ineffable fable,
Innée de mémoire
Aux reflets changeants...
Horreur de génération,
Dégénération du temps...

A marcher sur les anges
Les âges, d'étranges farandoles
S'envolent de plumes étranges
- Plus haut que Démon
Bien plus loin que l'Idole




# Posté le samedi 08 août 2009 18:00

Modifié le samedi 08 août 2009 22:13